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Le Courant

Automne 2015 | 17

L'industrie des arbres de Noël

L’industrie des arbres de Noël dans notre région Le tout débute dans l’industrie des arbres de Noël vers les années 1979 pour Monsieur Serge Vaillancourt. À cette époque Serge est encore aux études. Il commençait à bien réfléchir et se demandait dans quelle branche il se dirigerait. Son père Georges Vaillancourt était depuis les années 1950 dans les plantations et le commerce des arbres de Noël. Il arrivait souvent qu’en fin de journée, Serge était demandé pour aller charger et décharger des voyages de branche. C’est à ce moment là que son père lui dit que s’il voulait un jour vivre de ce commerce il lui faudrait devenir producteur. C’est alors que Serge décida de devenir acquéreur de la moitié de la ferme du grand-père et commença à planter des arbres. Il fonctionnait sous le nom La Plantation du Pinacle. Il exploita cette ferme tout en travaillant pour son père à son bureau de comté. Serge commença donc la production et participait à différentes expositions d’horticulture comme celle de Ste-Hyacinthe et des expositions du coté américain. Ainsi il commença à aller faire de la vente du coté américain. Il ne possédait cependant suffisamment d’arbres pour la vente et acheta les arbres nécessaires. Il devint ainsi commerçant tout comme l’était son père. La rencontre d’un homme du coté américain qui recherchait un fournisseur d’arbres de Noël. A ce moment là le père de Serge commença donc ce commerce et Serge poursuivit cette entente et vendait un bon volume de sa production à cet homme qui s’occupait de faire la vente des sapins aux Etats-Unis. Retournons un peu en arrière soit en 1965, la demande pour le produit du Peatmoss, mousse de tourbe, se fait sentir et les deux associés forment une compagnie et se lanceront dans cette nouvelle industrie. Par la suite Serge augmentera sa production d’arbres de Noël en agrandissant l’espace de terrain par l’achat de différentes fermes. Il possède maintenant 13 fermes dont il est propriétaire et 4 fermes sont en location. Ces fermes se trouvent entre Martinville et Stanstead. Il désire se départir des fermes de Martinville et regrouper sa production à Stanstead ce qui lui permettrait de ne plus avoir à traverser la ville avec des voyages de sapins. Afin de bien gérer la rentabilité de ses terrains, il fera la rotation des cultures et ainsi produira de la céréale, de la courge et des citrouilles. Cela fait maintenant 14 ans qu’il produit des citrouilles et offre ainsi des décorations pour la fête de l’Halloween. Dans un même sens il a beaucoup diversifié aussi la vente des arbres de Noël en y ajoutant la vente de branches, de couronnes et de guirlandes. Il a déjà vu à la fabrication de couronnes et de guirlandes directement de son entreprise, mais maintenant il les fait fabriquer à l’extérieur ou en importe même de la Caroline du Nord. Ceci a aussi pour effet de pouvoir offrir un plus grand nombre d’essence d’arbres. Dans les débuts le sapin Beaumier ou le sapin Sylvestre étaient les deux espèces les plus vendues. De nos jours le sapin Fraser est celui le plus en demande. Celui-ci est plus difficile à produire et demande des conditions plus spécifiques. Il doit être sur les hauteurs pour bénéficier d’un drainage naturel adéquat et nécessite un terrain sablonneux ave le moins d’argile possible. Cette culture est donc plus difficile mais cette essence est le plus en demande. D’autres espèces sont développées et remplaceront sans doute le sapin que l’on utilise maintenant. On parle ici du sapin Normand ou Koréen. La génétique est ainsi au centre de ses transformations et sont développées les caractéristiques de beauté, d’endurance, de facilité ainsi que le poids de l’arbre. Il ne faut pas oublier cependant que la culture des arbres de Noël comporte aussi bien des risques de maladies et que la rentabilité d’une production est souvent en jeu. Il est si beau et les gens pensent souvent que le sapin n’a qu’à pousser. Cependant et surtout maintenant on se doit de faire des analyses de sol, vérifier les sols et voir à leur état. Les variétés offertes demandent des soins et des tailles régulières et plus spécifique selon l’espèce d’arbre en culture. Valfei, d’où vient ce nom (Val pour Vaillancourt et fie pour Maffei une famille Italienne) le tout a donc débuté par la vente de peatmoss et par la suite l’on entreprit le commerce du paillis. Le paillis devint très en demande pour le jardinage et les plantes-bandes nombreuses afin de contrôler les mauvais herbes. D’un autre coté le Peatmoss connu une baisse puisque maintenant les achats se font en des terreaux possédant déjà les valeurs recherchées. Valfei se dote donc de nouveau commerce de terreau en poche. L’on se doit d’être constamment à l’affût. Valfie tentera aussi sa chance en devenant commerçant pour les granules de plus en plus en demande pour le chauffage. Plusieurs embûches arrivèrent, dont un incendie à l’industrie qui fournissait les granules. Comme toujours il est d’abord commençant mais suite à cet incendie le propriétaire de l’industrie lui demanda de devenir associé dans cette industrie afin de permettre sa relance. Après une mûre réflexion, Serge et son épouse Colette, contrôleur au bureau et très impliquée au sein de la compagnie, prirent donc la décision de se joindre dans cette aventure. Les malheurs ne s’étaient pas enfuis pour autant. Ils procèdent donc à un déménagement et réinstallent les anciennes machines de l’usine qui avaient résistées à l’incendie. Une fois l’entreprise remis sur pied et quelques mois de production le patron, l’associé de Serge, décida de prendre enfin quelques semaines de vacances mais lors de son voyage subit une crise cardiaque. L’avenir de l’entreprise est donc ébranlé, le patron étant aussi le cerveau de l’usine pour la fabrication des granules. Le procédé de fabrication de granules n’est pas simple et demande de l’expérience. Tout le monde retrousse donc leurs manches afin de poursuivre les activités de l’usine. Tout va quand un an plus tard, un malheur n’arrive jamais seul, l’usine passe au feu. Il faudra reconstruire et cette fois seront installés gicleurs, caméras et autres modernités afin de posséder une usine à la fine pointe. Des plans modernes et des installations bien organisées verront au succès de l’usine. Le départ se fait donc à l’hiver 2009 avec une seule machine. L’usine compte aujourd’hui 3 machines et un séchoir afin de pouvoir travailler les résidus à leur tour. Effectivement, lors de la production de nos granules, nous recyclons des rebus de bois franc qui proviennent d’usines d’armoires et de planchers afin de vous procurer des granules de première qualité. Nous sommes fiers d’être une entreprise qui travaille en étroite collaboration avec l’environnement. Valfei se classe parmi les meilleurs producteurs de granules de bois franc. Cette bonne réputation provient de la grande qualité de nos granules qui sont faits du recyclage de résidus de bois franc. Dans l’avenir la culture de la citrouille sera abandonnée puisque le climat comporte trop de risque maintenant. La compagnie procédera à l’achat de citrouille et continuera le commerce de celle-ci. En 2014, le gel avait détruit 30 acres de citrouilles, voilà ce qui peut aider à prendre des décisions. Le commerce de citrouille, de sapin de Noël et de granulé (comme il est appelé en France) sont les activités du commerce. Trois vendeurs, cinq secrétaires et Colette, superviseur, travaillent au bureau et le fonctionnement s’étale sur toute l’année. Source: Monsieur Serge Vaillancourt

Le Courant

Le Courant est publié par la Société une fois par année. Membres de la société, historiens professionnels et amateurs partagent avec les lecteurs le fruit de leurs recherches. Les textes sont disponibles en français et en anglais. La publication de cette revue est rendue possible grâce au soutien de commanditaires locaux que nous remercions avec toute notre gratitude.


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