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Le Courant

Automne 2001 | 03

Les Bartlett

Jim Belknap

Le nom de Barnston détient son origine d'un endroit en Angleterre portant le même nom. Ses frontières sont celles de Compton et de Hatley, au nord, de Barford à l'est et de Stanstead à l'ouest. Au sud, le 45e parallèle de latitude nord sépare le comté de Barnston des États-Unis. Barnston fait environ 10 milles carrés de superficie, soit environ 64 000 acres carrées.

Le premier terrain défriché sur les terres de Bamston remonte à l'été de 1796, par Joseph Bartlett. Il n'y avait que des sentiers dans les forêts pour voyager, lesquels ont probablement été utilisés pendant plusieurs années par les autochtones. À cette époque, Barnston, Coaticook et les autres villages n'existaient pas. Les voisins de Joseph Bartlett étaient les familles de monsieur J. Taplin, à Stanstead, et M. Ebenezer Hovey à Hatley-Ouest.

Joseph défricha 2 ou 3 acres de terrain et bâtit une cabane en rondins au lot numéro 12 du 8e rang. C'est maintenant là où se trouve la maison et les autres bâtiments de « Pro-Culture de l'Estrie », sur la route entre Barnston et Baldwin's Mills.

Les quelques premières années ont été un véritable test pour la vie de pionniers de la famille Bartlett. Pour faire face à la faim, elle a dû s'alimenter de ce que la nature voulait bien donner des poireaux, des oignons sauvages et des poissons en provenance de la rivière qui est aujourd'hui connue sous le nom de la rivière Niger (Negro River).

Les Bartlett sont originaires de l'état du Massachusetts aux États-Unis. La famille pionnière est formée de Joseph, sa femme, Lucretia Hamilton, et les enfants Judith, Sally, Joseph, Willard, Lavinia, Fraser, Betsey, Alden et Wyman.

Au début des années 1800, la Couronne et le gouver¬nement provincial commencèrent à donner d'importants lots de terre aux entreprises ainsi qu'aux individus. Parmi les associés de Barnston se trouvaient Robert Lester, Robert Morough, Joseph Bartlett et Clement Drew. Leur « subvention » du gouvernement était un terrain de 20 000 acres, donné le 11 avril 1801.

Le second pionnier à venir s'établir à Barnston se trouve en la personne de Levi Baldwin, en 1799. Il était un vétéran de la guerre de l'Indépendance américaine.
Lui, ainsi que sa femme, Experience Goff, s'établirent à environ un mille au nord des Bartlett. Joseph Bartlett fut le premier à tracer le chemin et les autres colonisateurs ont rapidement suivi en venant s'établir dans la région. Barnston prenait de l'expansion à un rythme fou.

En raison des problèmes survenant au sud de Barnston (aux É.-U.), la formation de la milice des Cantons-de-l'Est (Eastern Townships Milicia) débuta en 1802. Une compagnie fut mise sur pied à Bamston en 1805. Joseph Bartlett fut nommé capitaine, peut-être en raison de son expérience militaire antérieure aux États-Unis. Cette branche militaire comptait environ 50 hommes.

En 1812, il se trouvait 3 compagnies à Barnston, et 7 autres à Stanstead. Chaque compagnie fournissait 5 hommes aux forces britanniques. Le fils de Joseph Bartlett, Alden, a été un de ceux-là. Il décéda dans la guerre de 1812-1815. Il a probablement été l'une des premières victimes en provenance de Barnston.

En raison des tourments amenés par la guerre, des routes qui se trouvaient en piteux état, lorsqu'il y en avait, de l'absence d'un service postal et d'un service légal (lequel débuta en 1844) et d'aucune représentation au gouvernement législatif, les gens commencèrent à quitter les lieux. Entre 1812 et 1818, 51 familles quittèrent Barnston, soit 366 personnes. Plusieurs de ces pionniers déménagèrent dans le mid-west américain. Pour leur part, les Bartlett se dirigèrent vers le nord. Ils s'établirent à Melbourne, dans l'est du Canada, du côté ouest de la rivière Saint¬François. Plusieurs autres colonisateurs quittèrent la région dans les années 1840 et 1850.
Pendant ce temps, Willard était devenu le révérend Willard. Sa paroisse possédait un prêtre qui voyageait de Melbourne à Stanstead et qui revenait par Barford. Le révérend Willard a été prédicateur de l'évangile pour une période de 51 ans.

Un autre des fils de Joseph, Wyman, a lui aussi eu son combat de guerre avec un ours! Une année, durant la saison des mûres sauvages, il attrapa plus de 20 ours. Certaines années, 3 ou 4 peaux d'ours se retrouvaient étendues dans le fond de sa grange.

Ils restèrent une famille d'agriculteurs fidèles à la terre, même que Willard possédait 100 acres de terres. La famille produisait du pain, du seigle, des pommes de terre et du sucre d'érable. La rivière Saint-François était leur route pour accéder au commerce extérieur.

Lucretia Bartlett décéda le 16 février 1840, à l'âge de 82 ans. Son époux ne tarda pas à aller la rejoindre, le 9 mars de cette même année, lui aussi âgé de 82 ans. Ils sont tous deux inhumés au « Stone School House Cemetery », à Melbourne, Québec, avec plusieurs de leurs enfants : Wyman et sa femme, Ruth E. Willie, Nelson et son épouse, Esther P. Smillie, Willard et sa femme, Lois Mosher. D'autres Bartlett sont aussi enterrés dans ce cimetière, mais l'on recherche toujours les liens à établir entre les diverses familles. Par contre, le cimetière est en grande majorité de la famille Bartlett.

Les Bartlett reçoivent sans aucun doute le titre de la première famille blanche à s'être établie dans la région. Les épreuves qu'ils durent traverser sont cependant inconcevables pour des gens de notre époque. Des personnes de cette force sont de réels « survivants ».
Sources

Un immense merci à Mme Esther Healy, archiviste à la Société d'histoire du comté de Richmond, et également à tout le personnel de la Société pour leur assistance à la recherche sur la famille Bartlett.

1. History of Stanstead County, compilé par B.F. Hubbard.
2. The Stanstead Journal, l'édition du 4 juillet 2001, Your Ancestry, compilé par Dave Lepitre.
3. The Agricultural Census, Canada East, 1851, district numéro 75.

Le Courant

Le Courant est publié par la Société une fois par année. Membres de la société, historiens professionnels et amateurs partagent avec les lecteurs le fruit de leurs recherches. Les textes sont disponibles en français et en anglais. La publication de cette revue est rendue possible grâce au soutien de commanditaires locaux que nous remercions avec toute notre gratitude.


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