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Le Courant

Automne 2011 | 13

Qui est Charles?

Qui est Charles ? par Léandre Gaudreau À l'automne 2004, je suis de garde au local de la Société d’histoire de Coaticook. Entouré de vieux journaux, de vieilles revues, de vieilles photos et chaussé de vieilles chaussettes, j’en profite pour m’instruire sur les événements passés. Soudain, sur la page frontispice du Coaticook Observer du 7 juillet 1932, mes yeux tombent sur cet article qui est coiffé du titre : « Old Citizen of Coaticook dies in California (Un ancien citoyen de Coaticook meurt en Californie). Il s'agit du docteur Charles Durand, fils de feu Joseph Durand, citoyen estimé de notre ville. À Coaticook, les gens sont familiers avec le patronyme Durand. Une rue porte ce nom depuis 1957 et une école se nomme également Mgr Durand depuis 1954. On se réfère ici à Mgr Louis Prosper Durand, un missionnaire. Né le 13 novembre 1885 à Coaticook, il fut ordonné prêtre le 25 juillet 1912. Un peu plus tard cette même année, le 10 octobre, il est envoyé à Cheefo, en Chine. En 1921, le prêtre contracte la tuberculose. On l'envoie dans un sanatorium en Californie où il séjournera durant huit mois. Pourquoi là-bas? L'hôpital est dirigé par son frère, Charles. Une fois guéri, le missionnaire retourna en Chine puis plus tard à Tokyo au Japon. C'est là qu'il décéda le 7 août 1972, à l’âge de 87 ans. Quand à Charles, c'est un autre des sept enfants du couple Joseph Durand et Alice Cutting. Il est né en 1886, le 10 décembre plus précisément, et lui aussi a demeuré, selon des recherches, dans cette maison que l’on peut voir encore, ici à Coaticook, au 421, rue Main Est (coin St-Jacques et Main) D'autres recherches Des recherches effectuées par Alain G. Veilleux. agronome, alors qu’il était propriétaire de cette résidence au début des années 2000, permirent d’apprendre que Joseph Durand aurait acheté et habité cette résidence dès 1898 et cela jusqu’à sa mort survenue à l’âge de 51 ans, le 4 octobre 1905. Sa conjointe Alice, quant à elle, avait quitté ce bas monde le 11 janvier 1897, âgée de 41 ans seulement. À la mort du paternel, Charles deviendra l’héritier de l’endroit. À noter que dans le document « A review of the past » présenté aux membres de la Société historique du comté de Stanstead, lors d’une visite de notre ville le 5 juin 1965, on présentait cette maison de la rue Main comme ayant été « The little red school house ». On disait que sa construction remontait à 1847. Située sur le territoire de Barford, elle avait été la seule école de ce coin. Elle avait également servi à des services religieux. Actuellement cette maison est la propriété de Stéphane Provencher. Le docteur Durand Revenons au docteur Durand. À la fin de ses études en médecine à l’Université Laval, en 1914, il connaît des problèmes de santé. Il se rend à Colfax, en Californie, pour se rétablir. Sous la supervision médicale du docteur Robert A. Peers, il connaît un merveilleux rétablissement. Reconnaissant pour tout ce qu’il avait reçu, le jeune docteur décide de demeurer à cet endroit. Mentionnons qu'il avait rencontré la jolie Anna Evelyn Freitas, fille de parents émigrés des Îles Açores. Anne s’était rendue à Colfax, elle aussi, pour une cure au sanatorium de l’endroit. Née le 12 décembre 1888 à Oakland, en Californie, Anna et Charles se marièrent le 30 octobre 1919 et s’établirent à Colfax. Le 6 août 1920, ils eurent un enfant prénommé Robert Louis. Anna décéda le 30 septembre 1979, à San Francisco, en Californie. Citoyen modèle Le docteur Durand fit certainement honneur à sa ville natale dans sa nouvelle localité américaine. Voici ce qu'en disait le journal local après son décès survenu le 6 juillet 1932. Le titre de l'article : Notre ville attristée. Rien n’a plus attristé notre petite ville lors de ces dernières années que la mort soudaine et inattendue du docteur Charles J. Durand. Sa place, dans la vie de tous les jours de la communauté, va être difficile à combler. Ses patients et le personnel de l’hôpital local et du sanatorium vont le manquer. On va le manquer également aux réunions hebdomadaires du Club Lions duquel il était un membre très actif (et membre fondateur en 1928) Il va être manqué, également, auprès de tous les autres citoyens auxquels il s’est dévoué durant les 18 ans où il a résidé à Colfax. Le docteur Durand a été indubitablement un de nos citoyens les plus exceptionnels. Il était intéressé au bien-être de Colfax et de ses citoyens. Il était intéressé aux jeunes de notre ville et du comté. Il leur a donné de son temps et versé son argent pour leur bien-être. Dans sa profession médicale, il était tenu en haute estime. Pour les patients du Colfax School for the Tuberculous, il était non seulement un médecin mais également un modèle à suivre. Notre cité peut difficilement se remettre de la perte d’hommes de la trempe du docteur Durand et son décès a été un dur coup pour chacun de nous. Il était âgé de 45 ans, 6 mois et 18 jours quand la mort l’a emporté. En plus de son épouse, madame Anna E. F. Durand, et un fils de 12 ans, Robert, il laisse pour pleurer sa perte un frère en Chine, le révérend Prosper M. Durand, deux sœurs religieuses, dont la Révérende Sœur Marie Alice de Marcelin, Saskatchewan, Canada. Il laisse également dans le deuil sa sœur madame Louis J. Olivier de Berlin, N.H. Ce journal mentionnait, également, qu’il méritait de vivre plus longtemps. On écrivait aussi qu'il était pitoyable de savoir que cet homme, qui a combattu si fort pour vivre et qui semblait avoir plusieurs années devant lui, leur soit enlevé après une opération considérée comme mineure (hernie) et avec les meilleurs spécialistes. La formation de caillots au cerveau a entraîné le décès du bon docteur Charles J. Durand. 30

Le Courant

Le Courant est publié par la Société une fois par année. Membres de la société, historiens professionnels et amateurs partagent avec les lecteurs le fruit de leurs recherches. Les textes sont disponibles en français et en anglais. La publication de cette revue est rendue possible grâce au soutien de commanditaires locaux que nous remercions avec toute notre gratitude.


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