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Le Courant

Automne 2011 | 13

Les lumières de rue à Coaticook

La lumière de rue à Coaticook Il semblait qu’au temps de la Nouvelle-France on n’éclairait pas les rues de la ville de Québec. C’est après la prise de Québec, en 1759, que l’on donna l’ordre de placer une lampe aux carrefours de certaines rues et que celles-ci devraient être éteintes à 22 heures. Il faut rappeler en passant que les allumettes n’existaient pas à l’époque et que c’était moyen d’amadou, de pierre à feu ou de briquet que l’on allumait les chandelles de suif et lanternes à l’huile de baleine ou lampes à pétrole. En 1886, l’éclairage électrique à lampes à incandescence fut implanté dans les rues et un plus tard dans les résidences. Ainsi se développait toute cette évolution de l’éclairage électrique et Coaticook suivait le courant des découvertes et des implantations de ce système. On note dans le journal L’Etoile de l’Est en mai 1890 que le conseil de ville refuse une extention de temps à M. A. J. Corriveau pour la formation de sa compagnie au sujet de la lumière électrique. Ceci retardera bien évidemment l’implantation des lumières électriques dans les rues mais le conseil s’engage à perfectionner le système d’éclairage existant, à l’entretenir et que les citoyens n’auront pas la lumière électrique mais qu’ils éviteront aussi le double de déboursés. On mentionne que par conséquent,devant ce refus d’extention, il est plus que probable que les citoyens aient encore à se servir de leur lanternes si ils ont à sortir le soir. Peu de temps après en octobre 1890 le maire et les conseilers se rencontrent pour produire un contrat qu’il devront par la suite présenter à M. M. Beauchemin & Cie. concernant l’éclairage à la lumière électrique. M. Beauchemin accepta l’offre, en de ça de quatre jours, et accepta du même coup à se mettre immédiatement à l’œuvre pour éclairer au plus tôt possible à la lumière électrique, la ville de Coaticook. À la suite de cette signature, tous les regards se sont tournés vers M. Beauchemin espérant que ce contract aura plus d’effet que le précédent. Le 24 octobre 1890 nous apprenons que M.M. Beauchemin & Cie. ont reçu un char de poteaux qui seront bientôt plantés et employés pour la lumière électrique ce qui réjouit la population car on prévoit qu’à la fin novembre tout sera prêt. Durant ce mois de novembre le conseil reçoit de nouveau une offre de M. Corriveau qui propose un éclairage des rues prêt à fonctionner pour le 15 novembre. Le conseil s’étant déjà engagé envers M.M. Beauchemin & Cie. Il conserve sa décision et demeure confiant dans le projet. Vers le 7 de novembre la compagnie Beauchemin & Craig a commencé les travaux d’installation de l’appareil devant procurer la lumière. On peut lire dans le journal : l’ouvrage va être poussé avec activité. Tant mieux, il est grandement temps, il y a assez longtemps que nous vivons dans une vaine attente. Ces pensées et ces espoirs ne sont pas vains car le 1er janvier 1891 au soir, la lumière électrique fait son apparition. Malheureusement un accident où le Dynamo a éprouvé quelques dommages met fin à cette première tentative. Il faudra attendre au mardi suivant puisque les réparations s’effectueront à Montréal. Les employés travaillaient jour et nuit pour terminer le travail prévu en plus des réparations imprévues. Le contrat stipulait la date du 1er janvier mais devant l’ouvrage accompli qui témoigna de la sincérité des contracteurs, le conseil décida de d’accorder une extention de 30 jours au groupe de Beauchemin & Cie. Le 16 janvier suivant on apprenait dans le journal que la compagnie MM Beauchemin & Cie accusait un certain retard mais nous assure qu’ils veulent d’abord s’assurer que le Dynamo est en parfaite condition. Nous pouvons lire par la suite que tout de même les gens de Coaticook ont grandement hâte que tout soit en opération. Le Dynamo en question ou d’autres éléments ont sans doute connu quelques difficultés car le 30 janvier on écrit qu’il parait que les machines électriques sont enfin arrivées et qu’il devrait y avoir de la lumière le soir même. On peut lire aussi Espérons que le succès sera plus complet qu’au premier et au second essai. Un esprit de persévérance était nécessaire car l’éclairage des rues n’étaient pas une chose facile qui demandait beaucoup de travail et s’appuyait sur la performance de certaines machines dont on ne connaissait pas toutes les capacités encore. L’acharnement étant garante de la réussite à cette époque, le 6 février le journal nous apprend qu’une extension de 60 jours a de nouveau été accordée à MM. Beauchemin & Cie. pour remplir leur contrat avec la corporation pour l’éclairage de la ville. Ceci est dû au fait que le Dynamo avait une fois de plus pris en feu au troisième essai. On a cette fois décidé d’envoyer une commande pour un Dynamo neuf qui devrait arriver dans quelques jours. Suite à ces efforts la ville est enfin éclairée à la lumière électrique depuis le samedi 7 février 1891. On peut lire Sans doute tout n’est pas encore complété mais nous sommes heureux de constater que la lumière donnée est magnifique et que la distribution des lampes a été très bien faite. Une bonne partie de la ville se trouvait enfin éclairée cependant les lampes n’étaient pas encore dans la partie Nord de la ville. Le 20 février 1891, on annonce que cette partie sera terminée dans quelques jours et que le pouvoir moteur sera doublé en forces. Par la suite on apprend qu’en mars 1891 MM. Sleeper & Akhurst sont à terminer la pose d’une roue à eau qui devra fournir le pouvoir au Dynamo employé pour la lumière électrique de la ville. Ce n’est pas sans difficultés que le système d’éclairage a finalement été mis en place. C’est donc en février 1891 que la ville était éclairée pour la première fois. En juin 1893 M.F.H. Sleeper procédait à une nouvelle invention. On relate que jusqu’à ce moment un homme était obligé de se rendre, à minuit, pour arrêter le pouvoir moteur mais que grâce à l’invention de M. Sleeper ceci n’était plus nécessaire. M. Sleeper avait inventé un système d’alarme qui pouvait arrêter la machine à une heure quelconque et il ne serait plus nécessaire de sortir de la maison. L’article du journal L’Étoile de l’Est terminait le 9 juin 1893 avec cette phrase nous démontrant la fierté d’un tel accomplissement Vraiment nous vivons dans un siècle de progrès Recherches Michel Guimond Textes Francine Ferland

Le Courant

Le Courant est publié par la Société une fois par année. Membres de la société, historiens professionnels et amateurs partagent avec les lecteurs le fruit de leurs recherches. Les textes sont disponibles en français et en anglais. La publication de cette revue est rendue possible grâce au soutien de commanditaires locaux que nous remercions avec toute notre gratitude.


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