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Le Courant

Automne 2011 | 13

L'aviateur, Roger Smith

Le capitaine Roger Lovewell Smith, Aviateur Auteur : Kelly M. Smith* Traduction : Luc Lalonde Né le 12 décembre 1912 à Coaticook, Roger Lovewell Smith est le troisième enfant de Stewart Curtis et Marie Wellman (Lovell) Smith. Canadien de cinquième génération et descendant de la prestigieuse famille Lovell, respectée pour ses diverses activités d'affaires, et son engagement dans la politique fédérale, provinciale et municipale à représenter le Comté de Stanstead. La fascination de Roger Lovewell Smith pour l’aviation débuta quand il vit la photographie d'un avion dans un article sur Charles Lindbergh. En 1928, à l'âge de 15 ans, il convaincu Hervé St-Martin, aviateur de la Première Guerre mondiale et pionnier du courrier par avion, de la société commerciale Continental Aero, de l'engager comme mécanicien et pilote d'essai en échange de leçons de vol. À l'âge de 16 ans, il exécuta son premier vol solo dans un biplan OX-5 Travel Air E-2000. En 1932, à l’âge de 19 ans, Smith devint le plus jeune pilote commercial breveté au Canada. Aux commandes de son petit biplan Travel Air E-4000, il mit sur pied le « Roger L. Smith Air Services » donnant spectacles aériens et offrant des tours dans sa machine volante pour $2 lors d’événements comme la Foire de Ayers’ Cliff. Smith obtint son certificat d’ingénierie de l’air à l'âge de 22 ans. Après avoir restauré en entier, un monoplan Robin Curtiss à quatre passagers ayant été gravement endommagé par le feu, il travailla comme pilote de brousse pour la société d’exploration McKay et la compagnie de transport aérien St. Martin. Plus tard, il travailla avec Hartland Molson chez Dominion Skyways Ltd., le premier transporteur à utiliser la radiocommunication bidirectionnelle au Canada. De 1935 à 1939, Smith fit face à des conditions météorologiques extrêmes alors qu’il assurait le transport d’arpenteurs, d’ingénieurs, d’entrepreneurs et leurs cargaisons vers des régions du Québec et de l’Ontario ne pouvant être accédées que par avion. Smith eut recours à son expertise en tant qu’aviateur et à son esprit d’explorateur pour assurer le développement industriel des régions nordiques éloignées, préparant la voie à l’expansion économique qui allait transformer le Canada en un grand pays industrialisé vers le milieu du vingtième siècle. En 1939, ses compétences et son dévouement attirèrent l'attention de la compagnie Trans-Canada Airlines (TCA, maintenant Air Canada), qui l’embaucha. En tant que copilote, il effectua le premier vol aller-retour entre Toronto et Moncton, et fut promu au poste de capitaine après seulement neuf mois. Un an plus tard lors d’un vol historique, il rendit l'entreprise véritablement transcanadienne en complétant le segment final du corridor Pacifique-Atlantique, (Moncton-Halifax) à bord d’un Lockheed 14 Electra. Ainsi Smith aida C. D. Howe à réaliser son rêve de connecter les Canadiens d’est en ouest, grâce à la nouvelle version du chemin de fer : l'aviation. Smith rejoignit l'effort de guerre, entraînant les pilotes de l'Aviation royale du Canada, et par la suite, les pilotes de l'Armée de l'air des États-Unis sur des appareils Lockheed 10 et 14. En tant que pilote en chef, on lui confia le Service aérien transatlantique du gouvernement canadien en 1943, et en 1944 Smith commença à piloter l'AVRO Lancastrian. Un an après, il fit plusieurs allers-retours vers le Royaume-Uni, risquant sa vie pour faire en sorte que les cargaisons et l'équipement secrets, ainsi que le personnel militaire et diplomatique atteignent leur destination en toute sécurité, au cœur de la bataille de l'Atlantique. Après la guerre, il retourna à TCA et en 1946, fut choisi pour livrer par voie des airs le premier fret-express transatlantique de l'histoire de l'aviation commerciale canadienne. Par 1947, il pilotait un Canadair North Stars au lieu d’un Lancastrian, et pour TCA, il pilota plusieurs différents types d'avion, dont le Super Constellation et le DC-8 lors de vols domestiques et internationaux. En 1949, après que l'honorable Joseph Roberts (Joey) Smallwood s’eut rendu à Londres en Angleterre pour signer officiellement l’intégration de la province de Terre-Neuve au Dominion du Canada, Smith escorta le nouveau premier ministre provincial pour son retour à la maison. Smith établit un record du monde de vitesse sur une distance transatlantique en 1961, parcourant 5874 kilomètres (3650 miles) de Winnipeg, Manitoba à Prestwick, en Écosse, en 6 heures et 54 minutes, soit presqu’une heure plus rapide que le record précédent. Au moment de sa retraite en 1971, Smith avait accumulé 24 000 heures de vol, plus de 1000 traversées transatlantiques, et un carnet de vol impeccable. Sa passion pour l'aviation ne s’arrêta pas là. Smith restaura, posséda et pilota plusieurs avions, y compris un Cessna 140, un Piper Cub, un hydravion Republic Seabee et un Stearman PT-17. Au moment où il laissa la cabine de pilotage, en 1999 à l'âge de 86 ans, il avait accumulé plus de 27 000 heures de vol et piloté plus de 50 différents types d'avion, presqu’entièrement comme commandant de bord principal. Le capitaine Roger Lovewell Smith est décédé le 3 août 2003 à l'âge de 90 ans. Cet aviateur de première génération a commencé son aventure a bord d’avions à un seul moteur, à cabine ouverte, sans radio, sans bulletins de météo ou toute autre aide de navigation, pour terminer avec un avion à réaction, multi-moteurs, de haute vitesse, transportant des centaines de passagers. Son dévouement pour l'aviation n’a jamais vacillé, malgré les conditions difficiles des régions nordiques éloignées, le climat dangereux au nord de l'Atlantique pendant la seconde guerre mondiale, et le grand nombre de vols qu'il a pilotés sans incident. Le 26 novembre 2003, Roger L. Smith fut admis au Panthéon de l'air et de l'espace du Québec. Premier Ministre à l’époque, Jean Chrétien, a indiqué que [Roger L. Smith] « laissa une marque indélébile sur l'histoire de l'aviation ». *L'auteur est le cadet de trois fils nés de Roger et Catherine Smith.

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