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Le Courant

Automne 2013 | 15

La rivière Coaticook - Article 1

La rivière Coaticook avant 1900 (Hilaire Lacroix) 1er article

Coaticook tient une grande fierté de sa rivière qui sillonne magnifiquement le paysage par son parcours nuancé. La rivière qui traverse notre ville n’est pas seulement un attrait de la nature mais aussi elle est à la source de la vie économique qui se développe à Coaticook. Grâce à la rivière et à son fort potentiel hydraulique la ville a vu s’épanouir différentes industries. Un moteur économique qui a participé à la vie qui se définie et se développe à Coaticook. Cette constatation est déjà bien relevée dans le journal L’Étoile de l’Est dès les années 1890. Je vous fais part dans les prochains articles de ce qui faisait l’essentiel des articles présentés par M. Hilaire Lacroix, au cours des mois d’août 1890 à février 1891, dans le journal L’Étoile de l’Est.

1-8-1890-Le comté de Stanstead possède une des plus belle nappe d’eau du monde entier, le lac Memphremagog dont le nom est tiré de la langue Abénakis Mamhrobagak, veut dire grande étendue d’eau. Ce lac a 32 miles de longueur sur une largeur très variante. Celui-ci possède des points de vue remarquables qui sont tout à la gloire de notre pays et de notre comté. Il y a un service régulier de bâteaux à vapeur, partant de Newport, Vt, situé à l'extrême bout sud du lac, jusqu’au village de Magog à l’extrémité nord. Nous n’avons dans le comté que trois rivières, le Niger, le Tomfobia et Coaticook. Cette dernière est la plus considérable vue son volume et ses excellents et nombreux pouvoir d’eau utilisés par un grand nombre d’industries. Ce mot Coaticook est aussi tiré de l’Abénakis Koategok Koattegw, qui veut dire rivière aux pins. Longtemps avant l’arrivée des Français dans le Canada, les Indigènes avaient nommé toutes les rivières du pays et elles aidaient ainsi les guides à se diriger dans leurs voyages de guerre, de chasse ou de pêche. Il est incontestablement prouvé que la vallée de Coaticook était boisé de pins, tandis qu’ils étaient très rares sur les hauteurs. La rivière Coaticook prend sa source dans le lac Norton et d’un groupe d’étangs situés dans son voisinage, au Nord Est de l’état du Vermont. Elle débouche en face des mines de Capleton où elle mêle ses eaux avec celles de la rivière Massawipi dans le township d’Ascot. Sa longueur approximative sans tenir compte de ses nombreux détours serait de 29 milles.

8-8-1890 À un mille et demi de la frontière au sud, la rivière Averill dont la source provient des deux lacs de ce nom dans le Vermont, vient déboucher ses eaux sur la rive Est de la rivière Coaticook, c’est la source la plus féconde qui l’alimente, et que les propriétaires de nos manufactures tiennent en réserve pendant les sécheresses, par une grande chaussée construite au lac Averill et dont ils ont préalablement obtenu le contrôle.

13-08-1890 Il nous faut maintenant suivre la rivière jusqu’à la ville de Coaticook. Continuant notre route, nous voila enfin rendu dans notre ville et c’est ici où doit s’arrêter spécialement toute notre attention afin de décrire d’une manière aussi concise et fidèle que possible, les points les plus remarquables, les plus pittoresques qu’il me reste à explorer. La distance du pont de la rue Main à la première chaussée, est à peu près un tiers de mille seulement, la rivière y présente des caprices de serpentages inouïs en triplant, peut-être la distance directe d’un point à l’autre. À mi chemin se trouve le moulin de M. Charles Lamoureux , qui contient une scierie et la confection de meubles de ménage qui s’expédient à Montréal par les chars du Grand Tronc. Ce moulin est mu par la vapeur, M. Lamoureux emploie de 30 à 40 hommes pour ses travaux durant toute l’année. (photo de la carte Coaticook 1880)

22-08-1890 Tout près du moulin de M. Charles Lamoureux, la rivière est traversée par un beau pont de bois couvert, à arcades, et qui établit ainsi la communication entre les deux rives par la rue Saint-Jean-Baptiste. Dans les environs de la ville, les bords immédiats de la rivière sont généralement formés de baissières impropres à la culture et non utilisables pour des lots â bâtir. Une des causes de l’isolement qui se rencontre ici et qui divise la partie commerciale de la ville avec celle qui constitue sa partie manufacturière, est due à la hauteur disproportionnée de la chaussée qui relie les eaux en arrière et baigne et considérablement les rives de la rivière. Cette chaussée a subi divers changements depuis sa pose en 1818. Érigée par Vester Cleveland et Uncle Richard Baldwin, alors de Barnston, elle a été bâtie à peu près un arpent en amont de celle qui existe aujourd’hui. Le moulin à scie qu’on éleva en 1819 était situé du côté Est, quelques années plus tard, il fut détruit par un incendie. Un autre fut élevé sur les mêmes assises et fut encore brûlé. Il fut jugé préférable de choisir la rive Ouest pour le bâtir de nouveau et la chaussée a été construite plus bas, au site qu’elle occupe aujourd’hui. En 1853, Levi Baldwin ayant disposé de son moulin à farine au Mont Pinnacle Barnston, à son patron Percival Baldwin, se mit en œuvre et bâtit un moulin à farine. Il y installa deux paires de pierres à moulanges(à moudre). Ce moulin était adjacent au moulin à scie et son pouvoir moteur était le même. Il fut terminé en peu de temps et la besogne se montrait prospère quand un feu dévastateur le réduisit en cendres quelques mois après son érection. On a toujours cru à l’œuvre d’un incendiaire mais Levi Baldwin le rebâtit aussitôt au même endroit et vingt ans plus tard, en août 1873, il fut encore détruit par le feu. Lewis Sleeper en était devenu le propriétaire quelques années auparavant ainsi que quelques autres moulins situés tout près.

 

Bibliographie : Les renseignements recueillis dans ces articles proviennent d’articles de M. Hilaire Lacroix publiés dans le journal L’Étoile de l’Est du 01-08-1890 jusqu’au 13-02-1891. Chaque semaine M. Lacroix tenait une rubrique dans le journal et nous renseignait sur les beautés et les pouvoirs économiques de notre rivière Coaticook. Ces articles sont mentionnés dans le texte et les dates apparaissant en bordure sont celles du journal L’Étoile de l’Est dans lequel ils apparaissent.

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