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Entête

Déjeuners-causerie

Les cimetières

Le mardi 7 février 2012 au restaurant Jack'O à 9h

Un déjeuner-causerie portant sur les cimetières de Coaticook a eu lieu le mardi 7 février 2012 à 9h au restaurant Jack'O. La conférencière était Édith Thibodeau. Elle nous a entretenu sur les cimetières de la municipalité de Coaticook ainsi que de la M.R.C. de Coaticook.

 

COA-1  |  Barnston Pleasantview Cemetery


Durant la première moitié du 19e siècle, Barnston Corner est un carrefour routier important. C’est le centre du commerce et de services des cantons de Barnston et de Barford. Barnston Corner possède plusieurs magasins, des hôtels, des ateliers et des moulins.  Deux médecins, Nathaniel Jenks et Norman Cleveland, y pratiquent aussi leur science. La construction, en 1853, du St.Lawrence and Atlantic Railway qui s’arrête à Coaticook pousse plusieurs commerçants de Barnston Corner à transférer leurs pénates dans ce village. Les marchands coaticookois Aaron A. Adams, John Thornton Sr, Stephen Davis, Samuel Cleveland et Henry Lovell ont tous commencé leur carrière à Barnston Corner. Dans le dernier tiers du 19e siècle, W.H. Hill ouvre à Barnston Corner une entreprise de pompes funèbres.

Les tournées d’évangélisation des missionnaires baptistes, en provenance des États-Unis, se font de plus en plus rares durant la guerre que se livrent la Grande-Bretagne et les États Unis, entre 1812 à 1814. À Barnston Corner, une assemblée baptiste, mise sur pied en 1809 par Roswell Smith, un Américain de Windsor, au Vermont, semble porteuse d’une certaine permanence pour ses fidèles. L’état de santé de Smith le force cependant à quitter la région en 1817. Le regroupement devient alors moribond. En 1832, une nouvelle association baptiste est fondée à Barnston Corner. Les réunions se déroulent dans les maisons des particuliers et dans les écoles. Cinq ans plus tard, une église baptiste est construite.  Celle-ci, toujours en place aujourd’hui, a conservé son aspect d’origine malgré quelques modifications intérieures récentes ainsi que l’ajout de vitraux en 1920. Le lieu de culte n’a guère changé au fil du temps à l’exception des vitraux, ajoutés en 1920. En quelques années, l’église perd plusieurs fidèles. Ces derniers suivent les prédicateurs adventistes qui propagent l’idée que la seconde venue du Christ, c’est-à-dire la fin du monde, aura lieu en 1843.

Le Barnston Pleasantview Cemetery regroupe, entre autres, des membres des premières familles de Barnston Corner. Manda Cushing, diacre de l’église baptiste, et les trois épouses qu’il a eues, Sally Heseltine, Patty Abbott et Dorothy Pickham, y sont inhumés. On peut y trouver la pierre tombale, qui date de 1840, du fabricant de meubles et mécanicien, Walter Buckland Sr, le chef d’une famille pionnière du canton de Barnston.

Près de la façade du cimetière, on note la présence du pilier qui commémore la mémoire du docteur Nathaniel Jenks. Né le 14 octobre 1818 à Burke, au Vermont, Jenks s’installe, en 1846, à Barnston Corner où il opère son cabinet de médecin. Le docteur Jenks joue un rôle important dans le développement de Barnston et de la communauté avoisinante. Non seulement il offre des soins médicaux aux habitants de la région mais il est propriétaire d’une ferme, se fait élire à la fonction de maire du village, érige et améliore les routes et est responsable de l’établissement d’une Academy à Barnston Corner. En août 1914, ses petits-fils, Archie et Abbott Jenks, font installer un monument en son honneur à l’entrée du village, du côté est du chemin qui mène à Coaticook. Ce monument est démoli au cours des années 1960.

Un autre monument funéraire imposant se trouve près de la façade du Barnston Pleasantview Cemetery. C’est le grand obélisque de P. Remick, décédé en 1876. Devant le pilier, on peut voir la stèle du marchand général Cassius N. Remick et de sa femme Elisabeth Wheeler. La partie inférieure du monument, présente deux paroles tirées de l’Évangile : « If any man serve me him will my father honour » et  « I and my father are one »    («Celui qui me sert sera honoré de mon Père» et «Moi et mon Père, nous sommes un»). Cassius Remick a débuté sa carrière à Barnston Corner comme commis pour devenir, à la fin des années 1870, le commerçant le plus important du village. Son fils, C. H. Remick, prend la charge du magasin au début du 20e siècle. En plus de ses activités commerciales, il pratique les métiers d’entrepreneur de pompes funèbres, d’agent d’assurances et d’imprimeur. Pendant nombre d’années, il est secrétaire-trésorier du canton de Barnston puis est élu à la mairie de Barnston Corner en 1921.

Le monument en granit de Charlie E. Kilburn, décédé en 1897, montre l’attachement des siens envers lui. Son épitaphe porte l’inscription : «Gone but not forgotten» et, dans la partie inférieure du pilier, la mention suivante : «Our Charlie». Le cimetière comprend également la pierre tombale de Samuel Cleveland, un des plus importants hommes d’affaires de Coaticook, décédé le 27 décembre 1880. En 1871, il possède près de 30 % des 233 lots cadastrés à Coaticook. Il fut l’un des plus importants marchands de Barsnton.  Avec son frère William, il aide au développement du premier noyau industriel dans le Lower Village de Coaticook en construisant  barrage, moulins et scierie.  En 1848, il construit une distillerie qui produit du whiskey à base de céréale.  Cette entreprise sera active jusqu’en 1852 alors que le chemin de fer prévoit passer précisément à cet endroit. Un magasin général à deux étages sera aussi implanté  à côté de la distillerie.


En 1991, la Barnston Heritage Cemetery Association, responsable du cimetière abandonné Parker, situé à l’arrière d’une résidence sur le chemin Chagnon, transfère les pierres tombales qui s’y trouvent au Barnston Pleasantview Cemetery. Les tombes provenant du cimetière Parker sont placées sur une dalle de béton à l’arrière du cimetière. La plus ancienne stèle funéraire provenant de ce cimetière appartient à John Parker, fils de Joshua et Judith Parker, décédé le 19 septembre 1803 à l'âge de 4 ans, ce qui fait que ces pierres tombales figurent parmi les plus anciennes de la MRC de Coaticook.  



COA-2  |  Cimetière Saint-Luc

Ce cimetière, situé au cœur du noyau villageois de Barnston, sur le chemin de Baldwin Mills–Barnston, se trouve immédiatement à la droite du cimetière protestant Pleasantview.  Délimité en façade par une clôture de métal ornementale, le site est encadré par une haie de cèdres qui crée par le fait même une ligne de séparation avec le cimetière de confession religieuse différente. 

Les premières inhumations effectuées à cet endroit précèdent d’une dizaine d’années l’érection canonique de la paroisse Saint-Luc et la construction de son église. Les plus anciennes stèles funéraires appartiennent à Françoise Arnold, fille de Hector Arnold et Leda Houle, décédée en 1939 à l'âge d'un an, ainsi qu’à Almeria Lavallée, épouse de Edmour Chagnon, née en 1892 et décédée également en 1939 à l'âge de 47 ans. 

Ce n’est cependant qu’en 1947 que le terrain est acheté de M. Hilaire Rouleau, pour y aménager un cimetière.  Le premier corps à y être mis en terre est celui du petit Raymond Perras, décédé à l’âge de 6 ans. 

Les travaux de construction de l’église catholique, appartenant aujourd’hui à la Commission scolaire des Hauts-Cantons, débuteront en 1948.  Cependant, dès 1918, une salle temporaire était utilisée pour célébrer des messes, située au 2e étage de la résidence de M. Joseph Rouleau.  Cette église catholique temporaire desservit donc la population de Barnston et de Baldwin jusqu’en 1947.

On peut apercevoir dans le cimetière la présence d’un calvaire, typique des cimetières catholiques.  Celui du cimetière Saint-Luc est composé du Christ en croix, installé sur un mur en pierres au fond du cimetière.

COA-3  |  Baldwin-Wheeler Cemetery

On retrouve sur une propriété privée du chemin de Baldwin Mills-Barnston, localisé en retrait de la route et dissumulé par un écran végétal, le Baldwin-Wheeler Cemetery.

En activité environ de 1814 à 1933, ce cimetière familial regroupe principalement, tel que son nom l’indique, des individus liées aux familles Baldwin et Wheeler.  La plus ancienne stèle funéraire dont les inscriptions sont lisibles à ce jour appartient à Squire Wheeler, décédé le 4 mai 1814 à l’âge de 24 ans. 

Bien que se retrouvant de nos jours intégré dans une exploitation agricole à proximité de bâtiments de ferme, le cimetière semble avoir conservé sa superficie d'origine. Cet état de fait est d'autant plus rare considérant qu’une grande majorité des cimetières familiaux ont vu leur superficie originale réduite de façon plus ou moins marquée.

Levi Baldwin, né au Massachusetts en 1753, fut l’un des premiers colons américains à venir s’installer dans le canton de Barnston en 1798, tout juste deux ans après le premier à y mettre les pieds, c’est-à-dire Joseph Bartlett en 1796.  En compagnie de sa femme Experience Goff, Levi Baldwin achète en 1802 le lot 15 du 6e rang.  Ce couple donnera naissance à cinq enfants, dont Lotes, décédé en 1877 et inhumé dans le présent cimetière.  Devenu veuf en 1815, Lévi épousera par la suite en 1819 Abigail Mills dont il aura 3 enfants.

Son deuxième fils, Richard Baldwin Sr, donnera lui-même naissance à un garçon qu’il nommera Richard Jr.  Ce homme fut l’un des premiers pionniers de Coaticook et l’un des développeurs de la ville.

 
COA-4  |  Child Cemetery

Probablement implanté à l'origine dans un terrain vague, le cimetière familial Child fut utilisé sur une période d’environ 30 ans, de 1873 à 1903, selon les inscriptions visibles sur les pierres tombales.  Complètement dissimulé de la vue des passants par une plantation de conifères, le site d'inhumation, difficilement accessible, est aujourd’hui situé à l'arrière d’une résidence privée. 

La plus ancienne stèle funéraire dont les inscriptions sont lisibles à ce jour appartient à Lester A. Hill, fils de Rufus Hill et Abbie M. Child, décédé le 3 mars 1873 à l'âge de 2 ans, 1 mois et 8 jours. 

Ce petit cimetière familial réunit principalement des descendants de Samuel Child, né au Vermont en 1787 et de Nancy Drew Child, née en 1785.   Tous deux seront d’ailleurs inhumés dans ce cimetière.  Nancy laissera dans le deuil sa famille en 1877 alors que son époux la suivra quelques mois plus tard en juin 1878. 

On y retrouve également trois filles de ce couple, soit Mary, Betsey et Abbie M, ainsi que le fils de cette dernière, Lester A. Hill.  Quelques pierres non gravées présentes dans le cimetière laissent penser que d’autres inhumations y ont eu lieu sans toutefois laisser de trace sur le nom des défunts.

COA-5  |  Lovell Cemetery

William Lovewell - le patronyme se modifiera en Lovell au 19e siècle - s’installe dans le canton de Barnston quelques années après le conflit opposant l’Angleterre et les États Unis entre 1812 et 1814. Il épouse Mary Hanson, fille de Micajah Hanson Sr. Celui-ci est établi dans la région depuis 1808.

Certains enfants du couple Lovell continuent d’œuvrer dans le secteur agricole tel John, propriétaire d’une terre d’une superficie de 90 acres, située dans le rang I, qui acquiert, en 1854, plus de 125 acres dans le rang III. En 1852, un autre fils, Henry, né le 13 juin 1828, possède plus de 125 acres de terre dans le rang II du canton de Barnston.

En 1851, ce dernier épouse Artemissa Merriman, de Georgeville. Les parents de la mariée, Isaac Willman Merriman et Rectina Bullock, appartiennent à des familles qui sont liées au milieu des affaires du canton de Stanstead, principalement dans le secteur du lac Memphrémagog. Henry va bientôt se laisser tenter par le monde du commerce.

Henry Lovell commence donc une carrière de marchand à Barnston. En 1867, il transfère ses opérations à Coaticook. Sa fortune progressera grâce aux relations d’affaires qu’il entretiendra avec les Américains. Il est associé à l’entreprise de Portland, la Kensell, Tabor & Co., qui se spécialise dans le commerce de la farine et des céréales. Par la suite, Lovell bifurquera vers le commerce du bois. Il acquiert une scierie de Dixville puis devient propriétaire de la Grand Valley Lumber Company, située près de Gaspé où il érige un moulin.

Lovell investit aussi sa fortune dans des corporations privées qui s’intéressent aux services publics. En 1882, il devient l’un des propriétaires de la compagnie d’aqueduc qui dessert la municipalité de Coaticook. En 1897, il acquiert, avec l’aide d’autres investisseurs locaux, le réseau électrique de Coaticook qui devient la Coaticook Electric Light & Power Company.

Attiré par les affaires publiques, Lovell sera élu échevin, maire de la municipalité de Coaticook et député du comté de Stanstead, autant au fédéral qu’au niveau provincial.

Parmi les 19 personnes inhumées au Lovell Cemetery, on ne compte pas seulement les descendants directs de William Lovewell, mais aussi quelques membres de sa famille élargie : son gendre Samuel Morgan et son beau-frère Micajah Hanson y sont ensevelis. La première épouse de Henry Lovell, les beaux-parents de celui-ci ainsi que trois de ses enfants sont aussi inhumés ici, de même que son frère John, membre de l’Église baptiste, et l’épouse de John, Annis Merriman. Toutefois, Henry Lovell, un méthodiste, est inhumé le 7 décembre 1907 au Mount Forest Cemetery, à Coaticook. L’imposant obélisque qui s’élève au milieu du cimetière signale l’importance occupée par la famille Lovell parmi les notables de la région. 


COA-6  |  Kinney Cemetery


Dès le début du 19e siècle, des missionnaires méthodistes parcourent le sud des Cantons-de-l’Est pour y prêcher la repentance afin d’obtenir le salut en Jésus-Christ. Pour eux, l’homme doit constamment veiller sur sa conduite afin de montrer qu’il a vraiment changé sa façon de vivre et que son repentir est sincère. Vers les années 1840, le comté de Stanstead est touché par la vague adventiste qui déferle sur le nord-est américain. Le mouvement religieux est alors connu sous le nom de millerism, du nom du pasteur William Miller qui, par ses calculs, a statué que la fin du monde doit avoir lieu en 1843, d’où l’importance de se repentir avant la seconde venue de Jésus-Christ. Lors du recensement de 1911, même si les prévisions de Miller se sont avérées inexactes, les adventistes comptent pour plus de 10 % des personnes de foi protestante dans le comté de Stanstead.

Le cimetière Kinney, comme les autres cimetières protestants non-anglicans, ne s’identifie à aucun culte, respectant le pluralisme religieux de sa clientèle. C’est pourquoi les symboles religieux y sont peu fréquents. Même si l’on y recense peu de pierres tombales, le cimetière compte principalement celles des fidèles du mouvement adventiste et celles des membres de l’Église méthodiste.

La majorité des épitaphes toujours lisibles appartiennent à des épouses ainsi qu’à des enfants décédés en bas âge. Parmi les stèles appartenant à des adultes, notons celle de Malvina Godding, adepte de l’Église adventiste, inhumée ici le 9 mai 1874, à l’âge de 32 ans. Rosetta Tillotson, décédée en février 1892, est une méthodiste. À part cette dernière, les personnes inhumées ici sont décédées entre les années 1866 et 1873. Aucun parent des enfants inhumés au Kinney Cemetery n’est enterré ici. Outre la dépouille de Laura A. Lafoe décédée à l’âge de 6 ans, les corps des enfants inhumés dans le cimetière appartiennent à des nourrissons.

La majorité des pierres tombales que nous retrouvons sur ce site, sont fabriquées en marbre mou. Cette pierre très friable brise facilement lorsqu’exposée aux caprices de dame nature. Afin d’en assurer la sauvegarde, le cimetière Kinney a été restauré récemment par la Société d’histoire de Compton. Malgré son nom, il ne contient aucune pierre tombale au nom de Kinney. 



COA-7  |  Mount Forest Cemetery

Aménagé en 1870, le Mount Forest Cemetery est le second cimetière protestant de Coaticook. Auparavant, l’enfouissement des corps s’effectuait sur un terrain situé à proximité des rues Merrill et Main Ouest. Par la suite, les corps et les pierres tombales ont été transférés de l’ancien cimetière jusqu’au Mount Forest Cemetery, situé à l’extrémité ouest de la rue Court, dont par exemple la modeste stèle funéraire de Marcus Child, décédé le 6 mars 1859. Aaron A. Adams, premier maire de Coaticook, en 1864, et membre du conseil d’administration de la Eastern Townships Bank est le premier président de la corporation privée qui gère le nouveau cimetière.

Le Mount Forest Cemetery est inauguré à l’époque de l’âge d’or du cimetière-jardin. L’arrivée de ce type de cimetière coïncide avec la montée au pouvoir d’une bourgeoisie qui inculque ses propres valeurs face à la mort au reste de la population. Le lieu de sépulture est un reflet de la hiérarchisation sociale des vivants. On distingue les classes sociales au cimetière par la richesse des monuments funéraires. Le promeneur peut ainsi reconnaître les stèles et les monuments des grandes familles anglophones qui ont façonné le développement de Coaticook, entre autres les piliers qui supportent une haute tour des monuments des familles Baldwin, Shurtleff, Adams et Paige. Horace Cutting, William Henry Lovell, Arthur Osmore Norton et son fils, Harry Arunah, ainsi que Lewis Sleeper et John Thornton y possèdent aussi de belles pierres tombales.

Avec l’arrivée de matériaux plus résistants, en particulier le granit, la stèle perd sa prédominance sur les lieux de sépulture au profit des pierres tombales ascensionnelles telles que l’obélisque, la colonne et le pilier. L’essor de ce type de monument vertical, lié à un matériau plus solide coïncide avec les débuts de l’individualisation de la sépulture. Ce changement de mentalité se perçoit à travers la richesse et la diversité que chacun veut imprégner à sa pierre tombale. Le monument funéraire devient un objet d’art à contempler. On assiste à une sorte de vedettariat funèbre. Toutefois, soulignons, au Mount Forest Cemetery, l’absence presque totale de croix. Cette dernière est un symbole «profane» pour les confessions protestantes de tendance évangélique.

Le cimetière comporte un buste en bronze qui surmonte le monument funéraire de la poétesse d’origine polonaise, Dorothy Marder, qui, au cours de la Seconde Guerre mondiale, a fui son pays alors occupé par l’armée allemande. La sculpture a été réalisée par son époux, Orson Wheeler, artiste de renommée internationale reconnu notamment pour ses bustes de bronze. Les œuvres de Wheeler ont été exposées, entre autres, à la Foire internationale de New York et à la Tate Gallery de Londres.  Le corps de Wheeler, né à Way’s Mills, est enseveli au Mount Forest.

Le corps du lieutenant Archie Jenks, un héros de la Première Guerre mondiale, petit-fils du Dr. Nathaniel Jenks se trouve aussi au cimetière Mount Forest. Cet aviateur a abattu sept avions allemands au cours des années 1916-1917. Parmi les stèles plus modestes, celle de Willard May, comporte une Bible ouverte sculptée portant les mots dictés par l’apôtre Paul peu de temps avant sa mort : «J’ai combattu le bon combat». Une autre pierre tombale décrit en détail l’accident de travail dont a été victime, en 1906, un homme de 36 ans. Alors qu’il monte dans un poteau pour poser un fil téléphonique à Donvers, Massachusetts, l’homme fait un mauvais geste, s’accroche par inadvertance à des fils électriques, pour ne pas tomber, et reçoit une décharge mortelle. 

Durant la nuit du 24 juin 1958, des vandales s’attaquent à plus de 128 monuments funéraires, stèles, pierres tombales de toutes dimensions du cimetière Mount Forest. Les familles dont les pierres tombales ont ainsi été endommagées, sont les Paige, Ferguson, Richardson, Tomkins, Parker, Shurtleff, Chapman, Doak, Burbridge, Lovell, Jenks, Hurd, Bishop et plusieurs autres. Cet acte prémédité occasionne une perte irréparable pour le patrimoine coaticookois.

 

COA-8  |  Horn Cemetery

En 1810, Paul Horn signe un bail de 21 ans afin de mettre en valeur le lot 15 du rang VIII du canton de Barnston, qui appartient à la Couronne. La famille Horn est apprécié de la communauté environnante. En 1829, lors d’une réunion convoquée afin d’examiner la mise en application de la Loi pour l’encouragement de l’éducation élémentaire dans le Bas-Canada, Paul Horn est élu syndic d’école. Il est reporté à ce poste deux ans plus tard.

Ses fils, Samuel et John, occupent la même fonction au cours des années 1830. En 1847, la municipalité du canton de Barnston divise son territoire en quatre secteurs de voirie. John Horn est nommé à la tête d’un territoire.

La pierre tombale en granit gris où sont inhumés Norman Horn, fermier de confession baptiste, et son épouse, Loella A. Kinney, montre un lierre dans sa partie supérieure. Cela indique l’affection et l’amour éternel que se voue le couple. À proximité du gros monument en granit rose, sont inhumés trois enfants, décédés entre l’âge de 3 et de 19 ans, du couple formé par Orrin Pratt et Mary Horn. La fougère transmet l’idée de la sérénité de l’âme et d’une sincère affection qui va au-delà de la mort. Le monument funéraire de George Horn recèle une Bible ouverte sculptée n’indiquant aucun verset ni aucune écriture. Pour ses proches, George, décédé le 5 avril 1883, à l’âge de 34 ans, est parti trop tôt. Un traversin en granit noir domine le monument du couple Furton Hill et Lucy Aldrich, cette dernière étant apparentée à la famille Horn. Les dates indiquées montrent que l’homme a épousé une femme âgée de neuf ans de plus que lui.

Plusieurs membres de la famille Horn ne semblent pas avoir été inhumés dans le cimetière. Parmi les 10 enfants que comporte la famille du couple formé de John Horn et de Lucy Heath, seulement quatre sont enterrés ici. John, décédé le 22 octobre 1851, n’est pas enseveli dans le cimetière familial, ni Paul, le chef du clan, ni ses deux frères, George et Samuel, propriétaires, en 1825, de lots adjacents à ceux de leur père. Selon l’emplacement de certaines bornes qui définissent le périmètre des lots familiaux, il semble que le cimetière Horn possède plus de personnes inhumées que le nombre de pierres tombales ne l’indique. 


COA-9  |  Lakeview Cemetery

Ce cimetière protestant, affilié à l'église Baldwin's Mills United, regroupe entre autres des membres des premières familles de Baldwin's Mills, dont les Baldwin, Belknap et May. La plus ancienne stèle funéraire dont les inscriptions sont lisibles à ce jour appartient à Eunice May, décédée le 10 juillet 1852 à l'âge de 38 ans, 9 mois et 23 jours, épouse de Sylvester May.

Parmi les personnes inhumées dans ce cimetière se trouve différents membres influents de la famille Baldwin.  John Percival (J.P.) Baldwin de Baldwin’s Mills, décédé en 1892 à l’âge de 69 ans, fut un important producteur de bois de planches

Willis Keith (W.K.) Baldwin fut marchand et l’un des plus gros propriétaires forestiers de la région.  Il fonde à la fin du 19e siècle, en compagnie de E.-A. Baldwin, l’une des premières entreprises de lait condensé au Canada. Il semble que cet homme fut l’un des plus riches de la région.  Il fut également député fédéral du comté de Stanstead de 1917 à 1930, puis se retira de la vie politique pour se concentrer sur son magasin général. 

Le 18 avril 1935, à l’âge de 78 ans, il fut victime d’un meurtre crapuleux commis par Kenneth Brown et de Lucien «Red» Morin.  Travaillant alors à son magasin, il fut ligoté et frappé à la tête par les cambrioleurs.  Il mourut lors du trajet vers l’hôpital.  Sa conjointe, Lill Mead Ferrin, perdu la vie sans même apprendre la triste nouvelle, seulement 24 heures après le décès de son mari, alors qu’elle se trouvait en Virginie.  La population célébra les doubles funérailles à la United Church de Coaticook, avant de les déposer en terre au cimetière Lakeview de Baldwin Mills.

L’un des fils de W.K., Mead Haskell Baldwin servit près de deux ans dans la Première Guerre Mondiale.  Il mourut le 17 février 1921 à l’âge de 30 ans, à la suite de ses blessures de guerre.

On retrouve également dans ce cimetière, plusieurs membres de la famille Belknap, dont Walter G. Belknap, décédé en 1940, ainsi que sa conjointe Bertha Annis, décédée près de trente ans plus tard en 1978.  Charpentier de métier, Walter G. Belknap est reponsable de plusieurs constructions autour du lac Lyster.  L’un des plus beaux exemples de ses réalisations est d’ailleurs l’église United Church, située sur le chemin May à Baldwin Mills, construite en 1888.  W.G. Belknap travailla également au développement de la pisciculture de Baldwin pendant plus de 40 ans.

Ce cimetière est toujours en activité et reçoit encore des dépouilles à l’occasion.  Une stèle récente, fabriquée de granite rose, attire d’ailleurs notre attention.  Située environ au centre du cimetière, les inscriptions et les dessins d’enfant nous indiquent la tragique fin d’un père et de son fils en date du 9 août 2004. 

 
COA-10  |  Bellows Cemetery


Tout près de l’ancien village de Barnston Corner, sur le chemin Madore, près de l’intersection de la route 141, se trouve le cimetière de la famille Bellows.  Entouré d’une clôture en fer forgé, celui-ci comprend maintenant 11 pierres tombales datées de 1826 à 1922.  La plus ancienne stèle funéraire appartient à John Bellows (Sr), décédé le 12 mars 1826 à l'âge de 84 ans.


Cet homme fut l’un des premiers pionniers à s’installer dans la région. Né à Dalton au Massachusetts en 1742, John Bellows émigre d’abord, en compagnie de sa femme Rachel et de son fils John Bellows Jr, à Hancock au Vermont en 1788 où il sera également l’un des pionniers.  C’est par la suite en 1801 qu’il s’installe dans Barnston avec sa famille.  A son décès à l’âge de 84 ans, il sera inhumé dans le cimetière familial. Sa femme Rachel mourut 10 ans plus tard, le 4 mars 1836, à l’âge de 84 ans également.


Son fils, John Bellow Jr, né aussi à Dalton, Massachusetts, le 31 août 1784 fut un homme influent dans le canton de Barnston.  Déménagé dans la région en 1801, à l’âge de 17 ans, avec ses parents, il achète sa première terre en 1806 : le lot 14 du rang IV, situé près de Barnston Corner.  Marié d’abord à Sarah Sutton dont il n’eut aucun enfant, il devient veuf en septembre 1843.  Quelques mois plus tard, il épousa Ruth Wadleigh, elle-même veuve de Thomas Paradis.  Le couple de John et Sara aura une fille nommée Sarah, né en septembre 1844.  Cette dernière épousera Henry C. Buckland.  John et Ruth eurent également un fils, Samuel, qui mourut au printemps 1853, à l’âge de 5 ans.


John Bellows Jr sera au cours de sa vie juge de paix, un des doyens de l’église baptiste de Barnston et un partisan de la tempérance (Kesteman, TF, p.42)


Un grand obélisque orné d’une bible est le monument funéraire de John Bellows Jr, décédé le 21 août 1869. À ses côtés, se trouve une imposante dalle funéraire, installée en souvenir de Sarah Sutton, première épouse de John Bellows Jr, morte en 1843. On retrouve peu de dalles dans les cimetières de la MRC de Coaticook en raison des coûts élevés associés à leur fabrication et à leur installation.   

Ce cimetière a fait l'objet d'un certain nombre de transformations, entre autres, la réduction de son périmètre. Le dernier corps à être inhumé dans le cimetière est celui de Sarah Bellows, fille de John Bellows Jr et Ruth Wadleigh, décédée le 8 septembre 1922.

COA-11  |  Cleveland Cemetery

Sur le chemin Martineau, se trouvent les dernières traces de l’ancienne ferme Cleveland.  Sylvester Cleveland, communément appelé Vester, naît à Canterbury au Connecticut le 1er août 1780.  Il s’établira sur cette terre en 1801.  Il épousera Relief Converse, née quant à elle à Spencer au Massachusetts le 22 février 1783.  Le couple adhère à l’Église méthodiste. La terre que Cleveland exploite appartiendra à ses descendants jusqu’en 1948.

Un lieu d’inhumation fut créé sur le terrain familial du lot 15 du 5e rang du Canton de Barnston.  Il semble que la première inhumation à avoir lieu fut celle de Lydia Bemis, épouse de Jude Converse, en 1808.  Cette femme serait semble-t-il la mère de Relief.  Il ne reste cependant aucune trace visible aujourd’hui de cette sépulture.

Les stèles que l’on peut encore apercevoir aujourd’hui ont été déplacées de leur lieu d’origine pour être regroupées sur une dalle en béton.  Celles-ci réunissent principalement des membres de la famille Cleveland, tel que Vester et sa femme Relief, ainsi que quelques-uns de leurs enfants, petits-enfants, gendres, brus et autres.  La plus ancienne inhumation inscrite sur les stèles est celle de Ruth Cleveland, décédée en 1829, inscrite sur le même monument que ses parents Vester et Relief, eux-mêmes décédés respectivement en avril 1855 et en août 1853.  Cette stèle, réalisée dans du granit, n’est probablement pas la pierre originale car le granit n’était pas encore utilisé à l’époque de leur décès. Il s’agit donc possiblement d’une pierre gravée à une époque ultérieure, telle une pierre commémorative par exemple.  La plus ancienne pierre funéraire encore lisible, fabriquée en marbre mou, appartient à Walter Hanson, décédé en 1831, à l’âge de 11 mois.  Il était le fils de Micajah Hanson et de Cynthia Cleveland, et donc le petit-fils de Vester et Relief.

Cependant, le cimetière ne fut pas uniquement réservé aux proches de la famille.  Autrefois connue sous les noms de « Poor Farm »  ou « Town Farm », le terrain familial accueillait également les sépultures de personnes pauvres, n’ayant aucun moyen pour une sépulture décente ou aucun lieu pour se faire inhumer.  De simples pierres des champs ou croix de bois, celles-ci aujourd’hui disparues, marquaient l’emplacement de leur sépulture.  Il semble qu’aucun registre des inhumations n’ait été tenu par la famille Cleveland et c’est pourquoi on ne peut savoir aujourd’hui combien de personnes ont été mis en terre dans ce cimetière.  L’endroit exact du lieu d’inhumation, en activité de 1808 à 1901, semble aujourd’hui impossible à localiser.  


COA-12 |  Cimetière Saint-Edmond

Ce grand cimetière catholique est officiellement aménagé en 1868, lors de la construction du premier presbytère.  La première sépulture eut officiellement lieu le 11 janvier 1868. Cependant, la plus ancienne stèle funéraire dont les inscriptions sont lisibles à ce jour appartient à Elizabeth Galvin, fille de John et Mary Galvin, décédée le 10 décembre 1855 à l'âge de 9 mois. Cette stèle se retrouve dans une section du cimetière qui regroupe les sépultures des premiers résidents anglophones de religion catholique originaire d'Angleterre, de l'Irlande et des Etats-Unis.

Plusieurs agrandissements ont eu lieu dans le cimetière avec les années.  D’abord entre 1883 et 1888, lors de la construction de la nouvelle église St-Edmond.  Ensuite, en 1931, la superficie du terrain du cimetière double après l’acquisition d’un terrain adjacent.  Ce nouvel agrandissement nécessite donc une nouvelle bénédiction et devient officiellement, le 12 juillet de la même année, le « Cimetière Saint-Edmond ».  De nouvelles acquisitions de terrain viendront accroître de nouveau la dimension du cimetière en 1945, 1955 et 1980.

En 1993, le nombre de sépultures présentes sur le site était évalué à 10 000 corps et le cimetière continue de recevoir des dépouilles encore aujourd’hui.

L'aménagement initial de l'espace, qui s'inspire des cimetières-jardins britanniques de la fin du XIXe siècle, allié à la rigueur des cimetières orthogonaux du XXe siècle (derniers agrandissements), contribuent à faire de ce cimetière un lieu d'une valeur exceptionnelle .

C’est en 1912 que l’imposant calvaire sera installé au centre du cimetière pour permettre l’inhumation des membres du clergé uniquement.  Cette partie du cimetière est réservée pour l’ensevelissement des membres du clergé; déjà y sont inhumés : M. Wilfred Lussier deuxième curé; M. François-Napoléon Séguin, cinquième curé; M. Joseph-Ernest Simard, sixième curé et M. Arthur Robidas, huitième curé.

L’abbé Wilfrid Lussier fut le 2e curé de St-Edmond de 1877 à 1882.  D’abord inhumé sous le sanctuaire de la première chapelle, ses restes furent déplacés en 1889 dans la crypte de la nouvelle église, puis, en 1909, transportés cette fois-ci dans le lot réservé du cimetière près du calvaire

L’abbé François-Napoléon Séguin, 5e curé, en place de 1903 à 1913, y fut également inhumé à l’endroit qu’il avait lui-même fait construire.

Le troisième curé de Saint-Edmond, l’abbé Michel McAuley, est quand à lui enterré dans un lot près de l’entrée du cimetière.  Son décès précède la construction du calvaire et la réservation d’un endroit pour l’inhumation des prêtres.  Né en Irlande, et d’abord curé à Granby, Michel McAulay arrive à Coaticook en 1883.  Il aura la responsabilité de la construction de l’église actuelle et occupera cette fonction pendant 20 ans.  Il décède le 22 avril 1904.

Plusieurs personnages francophones ayant marqués l’histoire de Coaticook se retrouvent également inhumés dans ce grand cimetière catholique.  En voici quelques exemples.

Jean-Baptiste Gendreau, né le 25 février 1850 à Saint-Hyacinthe, arrive à Coaticook en 1870.  Cet homme cumula de nombreux titres dans la municipalité.  D’abord commis de magasin au service de l’abbé Jean-Baptiste Chartier, il devint par la suite secrétaire de la commission scolaire et le demeura pendant 46 ans.  Il fut également conseiller municipal, premier maire canadien français de Coaticook en 1884-1885 et préfet de Stanstead en 1885.  Il demeura au Conseil pendant 30 ans.  Il fut marié à Marie-Rose Durocher jusqu’à son décès en 1907, et par la suite à Clara Benoit.  Il eut trois enfants : Ernest, Marie et Albert.  Jean-Baptiste décéda le 13 décembre 1921.

Son fils, le Dr Ernest Gendreau, né le 28 octobre 1879, fut un illustre savant de réputation internationale.  Après avoir étudié de nombreuses années en Europe, dont quelques temps à poursuivre des études sur le radium avec Mme Curie à Paris, le Dr Gendreau devient professeur et directeur de facultés à Montréal en plus d’être directeur-fondateur de l’Institut du radium de Montréal contre le cancer.  N’étant pas marié et n’ayant jamais eu d’enfant, Ernest Gendreau décéda en juin 1949 pour être inhumé au cimetière catholique de Coaticook. 

La liste des personnalités importantes pour Coaticook, inhumées dans ce cimetière pourrait se poursuivre longtemps, parlant de notaires tels que Gédéon Durocher, Pierre-Edmond Durocher (neveu de Jean-Baptiste Gendreau), J.-André Durocher et Hyppolite-C.-H. Chagnon, ou encore de médecins tels que le Dr. Gaspard Boulay et le Dr. Ovila Birs.

De plus, comme dans la plupart des cimetières, on peut parler de décès tragiques ou d’anecdotes qui ont marqué la population de la région.

Notons par exemple la mort suspecte de trois notables de Coaticook le 23 octobre 1928.  Lors d’une patrouille de routine pour la prévention de contrebande, le chef de police John Boudreau, son frère Joseph, agent d’assurances et le huissier de la Cour Supérieure, Télépshore Beaudin, se rendent en voiture au Vermont.  La voiture sera retrouvée en soirée, renversée sur elle-même dans la rivière Connecticut, avec à son bord, les corps inanimés des trois comparses.  L’affaire fut classée, à l’époque, comme un accident malgré plusieurs faits troublants.  Les trois hommes furent inhumés à Coaticook.

COA-13 |  Bickford Corner Cemetery

En 1796, Joseph Bartlett, le premier Américain à s’établir dans le canton de Barnston, y défriche une terre. Il est rejoint par quelques colons à la recherche d’une terre à bon marché. Trustam Bickford, syndic d’école en 1835, vend ses terres du canton de Barnston à Jesse Mosher en 1846 pour s’installer dans le canton de Barford. Toutefois, son ancien hameau, qui comprend une école et plusieurs fermes gardera le nom de Bickford Corner.

Plusieurs résidants de Corliss’s Mill ont été enterrés au Bickford Corner Cemetery. Ce hameau, aujourd’hui disparu, était situé à l’ouest de l’actuelle route qui relie Baldwin’s Mills à Barnston, à proximité de la rivière Niger. En plus des exploitations agricoles, on y trouvait, entre autres, un moulin à scie, un bureau de poste, une école de rang, une église protestante et une fromagerie. En 1886, le secteur comprenait plus de 35 familles. Les pierres de John Corliss, décédé en 1869, et de son épouse Salley Heath, inhumée en 1865, les véritables pionniers de l’endroit, sont au cimetière de Bickford Corner. Sur la pierre de Corliss, on peut lire ces vers : Travelers stop as you pass by. As you are now so once was I. As I am now so you must be prepare for death and follow me. Au début du 20e siècle, d’autres habitants de Corliss’s Mills ensevelissent leurs morts dans ce cimetière.

Une petite stèle funéraire indique l’endroit où est inhumé le docteur Thomas Chapman, décédé le 12 janvier 1814, à l’âge de 38 ans. Ce médecin a combattu les diverses épidémies qui ravagent la région à partir de 1811. Atteint par l’une d’elles et n’ayant plus la force de lutter, il décède subitement. Le monument funéraire de la famille de Foster Bacon et de son épouse Mary Smith, identifie non seulement les noms de ces derniers, mais aussi ceux de leurs cinq enfants enterrés dans le lot familial. Le compas et l’équerre, gravés sur la tombe, soulignent l’appartenance de Foster Bacon à la franc-maçonnerie. Une rose en médaillon est incrustée sur la stèle de Berthenia B. Bacon, décédée à l’âge de 24 ans. Cette fleur représente l’incarnation de l’amour éternel.

Au début des années 1980, la Barnston Heritage Cemetery Association prend la décision de fermer deux cimetières familiaux menacés de disparition, le Hill et le Perkins, et de transférer les pierres tombales qu’ils contiennent au Bickford Corner Cemetery. Deux panneaux ont été installés dans le cimetière Bickford pour signaler à quel endroit les stèles provenant des anciens cimetières ont été déposées.  Les stèles funéraires qui composaient à l'origine le Isaac Hill's Family Cemetery étaient localisées sur le lot 9 du 15e rang (lot cadastral primitif), sur le côté nord du chemin May, à Coaticook.  En plus de la stèle appartient conjointement à Flora Ann Hill, décédée le 28 janvier 1851 à l'âge d'un an, 2 mois et 13 jours, et Alelia Augusta Hill, décédée le 27 janvier 1855 à l'âge de 6 mois et 16 jours, environ 7 pierres des champs servant de repères semblent avoir été déplacées du site d'origine.  Quant à la section réservée au transfert des pierres du Perkins Cemetery, elle semble contenir trois stèles en pierre, en plus de plusieurs marqueurs empilés pêle-mêle.



Plusieurs des informations contenues dans ces textes proviennent de rédactions réalisées par M. André Tessier, à la suite de ses recherches historiques sur les cimetières de la région.


Bibliographie

Coulombe, Daniel et Manon Thibault, Histoire du patrimoine de Coaticook, Coaticook, Ville de Coaticook, 1996.

Dandenault, Roch, Histoire de Coaticook (1818-1976), Sherbrooke, Éditions Sherbrooke, 1976.

Kesteman, Jean-Pierre, De Barnston à Coaticook. La naissance d’un village industriel en Estrie, 1792-1867, Sherbrooke, GGC Éditions, Collection Patrimoine, 2011

Kesteman, Jean-Pierre, Transactions foncières dans les townships de Barnston et de Barford et à Coaticook (1792-1855), Sherbrooke, GGC Éditions, Collection Patrimoine, 2011

Patri-Arch, Inventaire des cimetières et des croix de chemin, MRC de Coaticook, Québec, Patri-Arch, Mai 2011.


Articles

Beaton, Susan, “Early Barnston Cemeteries”, Le Courant, No 3, été 2001, p. 12-14

Rémillard, France, «Cimetières en sursis», Continuité, Numéro 107, Hiver 2005-2006, p. 11-13 

 

 

Voici une carte permettant d'identifier l'emplacement des différents cimetières :

 

 carte des cimetières

 

Ville de Coaticook - Cimetières

No 16 : Barnston Pleasantview   No 17 : Saint-Luc    No 18 : Baldwin-Wheeler

No 19 : Child     No 20 : Lovell    No 21: Kinney    No 22 : Mount Forest

No 23 : Horn    No 24 : Lakeview     No 25 : Bellows     No 26 : Cleveland

No 27 : Saint-Edmond     No 28 : Bickford Corner     No 29 : Isaac Hill’s    No 30 : Parker

 

Voici maintenant quelques liens pour poursuivre :

Cimetières de la région :

Rapport de l’inventaire des cimetières et des croix de chemins de la MRC de Coaticook :

http://www.mrcdecoaticook.qc.ca/fr/culture-loisir/cimetiere.shtml


Recensement des pierres tombales par Leslie Nutbrown :

http://www.interment.net/can/qc/stanstead.htm


Entretien des cimetières :

Rémillard, France.  « Cimetières en sursis » : http://www.erudit.org/culture/continuite1050475/continuite1055775/17644ac.pdf


Rémillard, France.  « Guide pour préserver son cimetière » : http://www.ccq.gouv.qc.ca/formulaires/guide_cimetiere.pdf


Quebec Anglophone Heritage Network (QAHN) : http://qahn.org/


Photographies

Photographies de cimetières par Normand Métivier :

http://normandmetivier.com/Normand_Metivier_Photographe/Mes_albums/Pages/Cimetieres_en_Infra-Rouge.html


Autres

La Voie des Pionniers.  Circuit touristique de personnages qui ont marqué l’histoire de la région de Coaticook:  http://www.voiedespionniers.com/

 

 

Déjeuners-Causerie

Chaque mois la Société d'histoire de Coaticook organise un déjeuner dans un restaurant de la localité et nous convie à assister à la présentation d'un événement ou d'un lieu en lien avec l'histoire de notre région. Cette activité est offerte au grand public et se veut intéractive. Un invité sous forme de conférence agrémentée de photos et d'archives vient nous renseigner sur un sujet particulier. Il s'en suit des discussions et ainsi un possible développement et des ajouts au thème proposé. Les déjeuners-causeries se tiennent le 2e mercredi du mois à 9h. au restaurant  La Place, 20 rue St-Jacques Sud à Coaticook,

Monuments Bélanger

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu le mercredi 10 mai à 9 h au restaurant La Place. Le conférencier-invité sera Bruno Bélanger de Monuments Bélanger de Dixville.

La scierie Champeau

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu le mercredi 12 avril à 9 h au restaurant La Place. Les conférenciers-invités seront Pierre et Bruno Champeau de la scierie Champeau de St-Malo.

Jean-Pierre Lefevbre

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu le mercredi 8 février à 9h au restaurant La Place de Coaticook. Le conférencier invité sera Jean-Pierre Lefebvre, propriétaire de Place J.R. Lefebvre.

Karl Bourassa

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu le mercredi 14 décembre à 9h au restaurant La Place de Coaticook. Le conférencier invité sera Karl Bourassa, historien, qui nous parlera de l'histoire de l'Hôtel Queen.

Prochain déjeuner-causerie

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu mercredi le 9 novembre à 9h au restaurant La Place de Coaticook. Le conférencier invité reste à déterminer. Surveillez cette page pour plus de détails.

Histoire de Dixville

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu mercredi le 12 octobre à 9h au restaurant La Place de Coaticook. Le conférencier invité sera M. Martin Saindon, maire de Dixville et ils nous parlera de l'histoire de son village.

Les déjeuners-causeries font relâches

Les déjeuners-causeries font relâches pour la période estivale et seront de retour le 14 octobre. Surveillez cette page et le Crieur public pour savoir qui sera le prochain conférencier. Profitez-en pour venir visitez notre exposition de photos, o...

Kimcheng Heng

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu le mercredi 8 juin à 9 h au restaurant La Place de Coaticook. Le conférencier invité sera Kimcheng Heng qui nous parlera de son expérience de réfugié cambodgien.

Auto/Cam Esthétique

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu le mercredi 11 mai à 9 h au restaurant La Place de Coaticook. Il portera sur l'histoire de l'entreprise Auto/Cam Esthétique et le conférencier-invité sera Richard Pouliot, le propriétaire.

L'impact des deux guerres mondiales sur Coaticook

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu le mercredi 13 avril à 9 h au restaurant La Place de Coaticook. Il portera sur l'impact des deux guerres mondiales sur Coaticook et le conférencier-invité sera Luc Marcoux, conseiller municipal et ancien milita...

La Coopérative funéraire de la région de Coaticook

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu le mercredi 9 mars à 9 h au restaurant La Place de Coaticook. Il portera sur la Coopérative funéraire de Coaticook et le conférencier-invité sera Pierre Carbonneau, le président du conseil d'administration.

Distributions Michel Fillion

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu le mercredi 10 février à 9h au restaurant La Place de Coaticook. Il portera sur le commerce Distributions Michel Fillion de Coaticook.

Prochain déjeuner-causerie

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu mercredi le 9 décembre à 9h au restaurant La Place de Coaticook. Les conférenciers invités restent à confirmer.

Histoire de St-Malo

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu mercredi le 11 novembre à 9h au restaurant La Place de Coaticook. Les conférenciers invités sont Jacques Madore et Daniel Lévesque et ils nous parlerons de l'histoire du village de St-Malo .

Devost Débosselage

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu mercredi le 14 octobre à 9h au restaurant La Place de Coaticook. Les conférenciers invités sont Stéphane et André Devost et ils nous parlerons de l'histoire de leur entreprise, Devost Débosselage inc .

Histoire de la famille Gérin

Le prochain déjeuner-causerie aura lieu le mercredi 10 juin à 9 h. Il portera sur l'histoire de la famille Gérin de Coaticook. Le conférencier-invité sera M. Henri Gérin. Comme à l'habitude, l’événement aura lieu au restaurant La Place.

Ste-Edwidge-de-Clifton

Mercredi le 13 mai à 9 h aura lieu prochain déjeuner-causerie au restaurant La Place de Coaticook. Les conférenciers-invités sont Bernard Marion et Paul Viens. Ils nous parlerons de l'histoire de la municipalité de Ste-Edwige-de-Clifton.

St-Herménégilde

Au prochain déjeuner-causerie, les conférenciers invités seront Jean-Marc Dupont, ancien maire de St-Herménégilde et ancien préfet de la MRC de Coaticook et Gérard Duteau, l'actuel maire de ce village. Les deux hommes viendront vous entretenir de l'h...

Acier Lemieux

Le déjeruner-causerie du 11 mars portera sur l'histoire de l'entreprise Acier Lemieux. Le conférencier sera Sylvain Lemieux qui viendra nous raconter l'histoire de l'entreprise Lemieux qui a vu 4 générations se succéder en gardant le même emplacemen...

Invitée : Caroline Sage, Parc de la gorge de Coaticook

Caroline Sage du Parc de la gorge de Coaticook vient nous entretenir sur l'histoire du Parc de la gorge de Coaticook depuis ces débuts et du succès monstre de l'été 2014 et la suite. Au restaurant La Place, le mercredi, 11 février à 9h. Bienvenue à ...

Les Déjeuners-Causerie se poursuivent

Les Déjeuners-Causerie se poursuivent en 2015.  Un rendez-vous avec l'histoire.

Un Déjeuner-Causerie aura lieu le mercredi 10 décembre 2014.

L'invité sera M Serge Vaillancourt qui viendra nous parler de l'entreprise du sapin de Noël et de son histoire. Ce déjeuner-causerie sera le dernier de l'année 2014. Une occasion de partager l'histoire.

Histoire d' AUX MILLE ET UNE FLEUR

Venez connaître toutel'histoire du commerce AUX MILLE ET UNE FLEUR avec Ralph Genesse. Toutes les années et le vécu d'une telle boutique. Le mercredi, 12 novembre au restaurant La Place de Coaticook dès 9h.

Souper-Soirée de bal avec l'Harmonie de Coaticook

Samedi, 15 novembre 2014 à la salle l’Épervier de Coaticook Prix du billet : 45$ (taxes et pourboires inclus) Billet à la Société d’histoire de Coaticook au 34 Main Est, Coaticook (Qué) Tél : 819 849-1023  Les heures d’ouverture sont du mardi...

Journée des Townshippers-Townshipper's Day


Le 13 septembre se tiendra à Coaticook, dans le cadre des activiotés du 150e de Coatiook, la journée des Townshippers. Différentes activités seront organisées, voyez la documentation sous l'onglet  Déjeuner- causerie.     150 years ...

Transport Boudreau

L'histoire de la firme Transport Boudreau par Serge Boudreau et son fils Jean-Pierre Boudreau

Les déjeuners causerie

En cette année du 150e anniversaire de Coaticook, les déjeuners causeries sont un point  de rencontre pour échanger sur les différents événements ayant marqués notre histoire. À chaque mois, une rencontre et d'agréables rencontres et échanges. ...

Le Taxi à Coaticook

Un déjeuner-causerie aura lieu le mercredi, 12 mars, 9h au restaurant La Place de Coaticook. Le thème du déjeuner porte sur le Taxi à Coaticook. La conférence sera donnée par M. Michel Dassylva. On y parlera des différents éléments qui ont parcouru ...

Déjeuner-Causerie sur le 150e de Coaticook

Des personnes impliquées au sein de l'organisme du 150e viennent nous renseigner sur les activités qui marqueront l'évènement durant l'année 2014. Les souvenirs seront au rendez-vous. Bienvenue !

Déjeuner-Causerie avec Mme Alice Vanasse, le 13 novembre 2013

Dans «Elles aussi bâtissaient le Canada 1659-1923», l'auteure Alice Vanasse raconte l'histoire du Canada d'un point de vue entièrement féminin. Le déjeuner-causerie aura lieu le mercredi, 13 novembre à 9h. au restaurant La Place, 20 rue St-jacques ...

Déjeuner-causerie sur l'entreprise Gérard Couillard

Article présenté par Vincent Cliche du Progrès de Coaticook suite au déjeuner-causerie portant sur l'histoire de l'entreprise Couillard Construction. Le déjeuner-causerie eu lieu le 12 juin 2013. Qui de mieux pour conter l'histoire de l'une des en...

Djeuner-Causerie -- Le mercredi, 8 mai 2013

Déjeuner-causerie au restaurant Jack-O de Coaticook, le mercredi 8 mai à 9h. 

La Maison Boiscastel

M. Bruno Hamouin sera le conférencier invité lors du  prochain déjeuner-causerie et le sujet portera sur La Maison Boiscastel. Ceci aura lieu le mercredi, 10 avril à 9h au restaurant Jack'o de Coaticook. la Société d'Histoire de Coatic...

L'historique de la Compagnie JM Chagnon

Déjeuner-causerie au restaurant Jack-O de Coaticook, le mercredi 13 mars à 9h. Conférencier: M. Raymond Chagnon fera l'historique de la Compagnie JM Chagnon et de sa formidable collection de tracteurs qui retrace le fil du temps. 

Les Mémoires vivantes

Ce déjeuner-causerie eut lieu le mardi 5 février au Restaurant Jack'o  de Coaticook. La Table de Concertation Culturelle de la MRC de Coaticook nous invitait lors de ce  déjeuner-causerie de la S...

Déjeuner-causerie sur le Musée Beaulne

M. François Thoé nous entretenait sur le Musée Beaulne. Les différents apects et l'historique du Musée furent ébauchés lors de ce déjeuner-causerie au restaurant Jack'O de Coaticook qui eu lieu le mardi 4 décembre 2012.   C...

La bibliothèque Françoise Maurice


Le mardi, 6 novembre se tenait un déjeuner-causerie dont le sujet était la bibliothèque Françoise Maurice. M Patirck Falardeau, directeur de la ibliothèque retraçait pour nous les différentes phases de la bibliothèque et son histoire. C’est le 15 oc...

Déjeuner-causerie : Service d'aide à domicile

le déjeuner-causerie du 2 octobre portera sur les services d'aide à domicile. La directrice de cet organisme, Mme Julie Grenier, sera l'invitée qui viendra nous relater l'histoire de cet organisme. Elle nous présentera les différentes facettes d'un t...

Déjeuner-causerie sur la municipalité de Compton


 Déjeuner-causérie-Compton.      5juin. 2012 Quelques vingt personnes étaient rassemblées mardi, le 5 juin 2012 au restaurant Jack'O de Coaticook pour assister au déjeuner-causerie portant sur la municipalité de Comp...

Déjeuner-causerie

La Maison des Jeunes

Mme Laurette Dupont : Les cantines mobiles


  Mme Laurette Dupont L'exposé sur Les Cantines mobiles présenté au restaurantr Jack- O le mardi, 1 novembre 2011 à 9h etait donné par Mme Laurette Dupont. Celle-ci après des recherches ayant duré des mois nous fit part du fru...

Roma Fluet: Fondation de l'Office municipal de Coaticook et des HLM


 L’Office municipal d’habitation de Coaticook connu plus communément comme les logements à prix modique à été crée en 1971. Elle a reçu sa charte en novembre 1971, c’est donc dire que l’OMH de Coaticook aura 40 ans cette année et les premiers ...

Déjeuner-causerie avec M. Almadovar



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819 849-1023
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Dernière mise à jour :
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